Portefeuille PEA : Arbitrages, Résultats Q1 et Nouvelles Convictions
Ce que deux mois d’achats contrariants, de résultats trimestriels et de réallocation stratégique révèlent sur la construction d’un portefeuille quality à long terme.
Depuis avril, le portefeuille a changé de visage.
Quatre renforcements majeurs, deux sorties nettes, une position qui double de taille, une autre qui triple. Des résultats trimestriels publiés pour quasiment toutes les lignes. Et un environnement de marché qui oscille entre euphorie IA et panique géopolitique.
Ce mois-ci n’est pas un simple résumé de transactions. C’est une photographie complète de la manière dont je construis, ajuste et protège un portefeuille concentré d’entreprises exceptionnelles, achetées à des prix que le marché refuse temporairement de reconnaître.
« Le marché est un mécanisme de transfert d’argent des impatients vers les patients. » Warren Buffett
Entre mars et juin, j’ai réalloué une part significative du capital depuis ma première ligne historique vers trois entreprises en zone de valorisation basse.
L’une d’elles se paie à peine 9x les bénéfices.
Une autre se négocie à moitié prix de sa valeur nette d’actif.
La troisième a vu son cours chuter de plus de 11% en trois mois alors que son activité sous-jacente progresse de 20%.
Des mouvements comme ceux-ci ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le produit direct d’une philosophie d’investissement que j’applique avec rigueur depuis plusieurs années.
Ma stratégie : Quality Contrarian
Mon approche repose sur un principe simple mais exigeant : acheter des entreprises de qualité exceptionnelle quand le marché les abandonne temporairement.
Concrètement, cela signifie trois choses.
Premièrement, je concentre plus de 75% de mon portefeuille sur trois classes d’actifs que le marché comprend mal : les serial acquirers (ces machines à compounder le capital par acquisitions successives de PME rentables), les holdings décotées (acheter un euro pour cinquante centimes), et les REITs (des revenus récurrents adossés à des actifs réels). Ces trois modèles partagent un point commun : ils sont souvent mal analysés, ce qui crée des opportunités structurelles pour l’investisseur patient.
Deuxièmement, je ne surpaie jamais, même pour de la qualité. J’attends des corrections significatives, idéalement 30 à 40% ou plus par rapport aux plus hauts, avant de construire une position. Toutes les belles entreprises corrigent tôt ou tard. Même celles qu’on pensait intouchables. Le marché offre toujours des opportunités à ceux qui savent attendre.
Troisièmement, une fois investi, je ne panique pas. Un moins 50% ne me fait pas vendre. Si la thèse reste intacte, si les fondamentaux ne se sont pas détériorés, une baisse de cours n’est qu’une fluctuation temporaire, pas une perte réelle. Mon rôle n’est pas de prédire quand le marché va se réveiller. Mon rôle est d’être là, positionné, quand il le fera.
C’est cette discipline qui explique les mouvements de ce mois-ci.
Quand une fintech européenne sans dette, avec 53% de marge EBITDA et des clients verrouillés sur des décennies, se paie au plus bas depuis son introduction en bourse, j’achète.
Quand un véhicule coté donne accès à l’un des meilleurs business au monde avec 48% de décote, je triple la position.
Quand un serial acquirer nordique à 88% de revenus récurrents affiche une marge en expansion et un BPA en hausse de 19%, je renforce.
C’est inconfortable à court terme. C’est exactement ce qui crée de la valeur à long terme.
Pour découvrir la stratégie complète en détail, ses origines, mes erreurs passées et la manière dont je combine ces trois classes d’actifs, c’est ici :
Ma stratégie d’investissement "Quality Contrarian "
Avant de vous présenter mes positions dans les prochaines newsletters, je souhaitais partager avec vous la philosophie qui structure mes investissements depuis plusieurs années.
Dans cette édition réservée aux abonnés premium, vous trouverez le détail complet des 14 positions, chaque arbitrage documenté et argumenté, l’analyse des résultats Q1 2026 de l’ensemble du portefeuille, les métriques agrégées, et ma watchlist pour les semaines à venir.
Si vous êtes ici, c’est que vous comprenez qu’investir sérieusement exige de la rigueur, de la patience et un accès à une réflexion structurée loin du bruit ambiant.
Mes publications et analyses du mois
Le mois d’avril a été particulièrement productif en termes de publications sur les Serial Acquirers et le secteur Software. Voici les analyses que j’ai partagées avec vous :

Zoetis (ZTS) : Le “compounder parfait” face au mur - Opportunité générationnelle ou piège à value ?
Ces analyses alimentent directement ma réflexion et mes décisions d’allocation. Elles constituent le socle intellectuel sur lequel reposent les arbitrages que je vais vous détailler ci-dessous.








