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5 Actions Quality Contrarian Août 2026 : De Meta à une Super App à -40%

De Meta à 12x le cash-flow à une micro-cap coréenne sous sa trésorerie nette mes 5 convictions du mois, mon portefeuille mis à jour et ma stratégie small caps pour la fin d'année.

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Pierre Winter
août 16, 2026
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Depuis plusieurs mois, je publie sur Bourse 123 des analyses approfondies de sociétés que le marché malmène.

Ma philosophie d’investissement, que j’appelle le Quality Contrarian, repose sur un principe simple mais difficile à appliquer : cibler des entreprises de haute qualité opérationnelle (moats, cash-flow récurrent, management aligné) pendant des phases de pessimisme excessif.
Autrement dit, acheter la qualité quand elle est détestée.

« Je suis prêt à détenir une position pendant plusieurs années si c’est nécessaire. Le marché finit toujours par reconnaître la valeur mais il le fait selon son propre calendrier, pas le mien. »

Pierre Winter, Ma stratégie d’investissement

Cette approche exige de la patience et une conviction fondée sur un travail d’analyse rigoureux.
J’attends des corrections significatives idéalement 30 à 40 % ou plus par rapport aux plus hauts avant de construire une position.
Sur Bourse 123, chaque société fait l’objet d’une analyse de 50 à 80 pages, chiffres à l’appui, sans complaisance.

Ma stratégie d’investissement "Quality Contrarian "

Ma stratégie d’investissement "Quality Contrarian "

Pierre Winter
·
Feb 12
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Aujourd’hui, je vous propose une vue d’ensemble de 5 sociétés analysées ces pour ce mois
Cinq convictions fortes (Partie 1), puis mon avis sur le marché et ce que je compte faire (Partie 2).
Pour chacune, quelques lignes de contexte, les chiffres essentiels, et le lien vers l’analyse complète si je l’ai réalisée.

J’essaie de varier les entreprises chaque mois, en sélectionnant celles qui me semblent pertinentes.
Ceci étant, il est tout à fait possible que certaines entreprises reviennent.
Je ne suis pas là pour publier un faux top 5 simplement pour générer des vues et des likes.

Comme vous pourrez le constater, il y a un vrai raisonnement derrière chaque sélection.

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Je tiens à vous mentionner que mes propos sont des conseils en investissement. Libre à vous d’analyser et d’assumer la sélection de vos actions dans votre portefeuille.


Je vous suggère également de consulter mon top 5 pour le mois juillet. Certaines valeurs ont très bien performé sur le dernier mois, comme Alibaba et Constellation Software, par exemple.

Meilleurs achat TOP 5: CTO JUILLET 2026

Meilleurs achat TOP 5: CTO JUILLET 2026

Pierre Winter
·
Jul 12
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Encore une fois, j’investis sur un horizon très long terme, et non simplement « long terme ». Cela vous donne néanmoins des indications sur les tendances que je privilégie.

Mais aussi Constellation Software, avec plus de 25% de performance avant la baisse consécutive à la publication de ses résultats.

Évidemment, je rédigerai un article sur la famille Constellation Software, c’est-à-dire Topicus, Lumine et Constellation Software, à la lumière de leurs derniers résultats.


PARTIE 1 Cinq convictions fortes


5. META PLATFORMS (Nasdaq : META)

Meta Platforms, c’est le mastodonte derrière Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, soit un écosystème de 3,6 milliards d’utilisateurs actifs par jour.


Le business model repose quasi exclusivement sur la publicité digitale ciblée, une machine à cash redoutablement efficace.
Depuis 2023, le groupe a opéré un virage stratégique massif vers l’intelligence artificielle, à la fois pour doper son moteur publicitaire et pour lancer de nouveaux produits.

Meta sets its sights on next-generation products with new  cross-disciplinary design studio - hube magazine


La division Reality Labs (casques VR/AR) reste un gouffre financier, mais Zuckerberg y croit dur comme fer.

Résultats Q2 2026

Le chiffre d’affaires ressort à 60,8 Mds$, soit +28% sur un an, tiré par la hausse des impressions publicitaires (+14%) et du prix moyen par annonce (+12%).
La machine tourne !


En revanche, le résultat net recule de -14% à 15,85 Mds$, pénalisé par 2,4 Mds$ de charges juridiques et 1,18 Md$ de coûts de licenciements liés à la suppression de 8 000 postes en mai.
Hors exceptionnels, le résultat opérationnel aurait progressé de +9%.

Le vrai sujet, c’est le CAPEX, 31 Mds$ sur le seul trimestre, et une guidance annuelle resserrée à la hausse entre 130 et 145 Mds$.

Résultat direct, le free cash flow s’écroule à 784 M$ contre 8,55 Mds$ un an plus tôt. La trésorerie reste solide à 90,3 Mds$, mais la dette long terme a explosé à 83,7 Mds$ contre 58,7 Mds$ fin 2025.

La guidance Q3 entre 61 et 64 Mds$ est ressortie sous le consensus de 63,15 Mds$, ce qui a fait décrocher le titre en aftermarket.
Reality Labs continue de brûler environ 4,6 Mds$ par trimestre.

Mon regard :

La croissance du chiffre d’affaires est impressionnante, personne ne peut dire le contraire. Mais le marché commence à poser la bonne question.
Meta brûle la quasi-totalité de son cash opérationnel en CAPEX IA.
Le free cash flow quasi nul et l’endettement qui grimpe à toute vitesse, ce sont les deux voyants rouges à surveiller. La vraie question maintenant, ce n'est plus de savoir si Meta investit dans l'IA, c'est de savoir si le retour sur investissement suivra le rythme de la dépense.

Zuckerberg affirme recevoir des offres de revente de capacité de calcul "à un premium significatif", mais tant que ça ne se matérialise pas clairement dans les comptes, le doute reste permis. Meta a les reins solides pour tenir le coup, mais à 130-145 Mds$ de CAPEX annuel, la marge d'erreur se réduit sérieusement.


Mettez maintenant sa valorisation en perspective.
Je la trouve particulièrement attrayante.
Parmi les GAFAM, il s’agit souvent de la petite dernière que le marché ignore. Pour autant, sa valorisation reste relativement attractive, tandis que sa croissance est très importante.

FAST GRAPHS

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Nous sommes sur un titre qui se paie moins de 12 fois le Price Operating Cash Flow, pour une croissance de plus de 30% depuis 2012.

Concernant les prévisions, nous évoluons à des niveaux de croissance à deux chiffres, entre 15% et 25%, ce qui est conséquent.

N’hésitez pas à mentionner dans les commentaires si vous connaissez un titre qui dispose d’un moat aussi important que Meta, qui se paie 12 fois le Price Operating Cash Flow et qui affiche une croissance de plus de 20%.

Pour l’instant, je n’ai pas réalisé d’analyse poussée sur Meta, car il s’agit d’une valeur largement suivie par de nombreux investisseurs et analystes. Je ne vois pas, à ce stade, ma valeur ajoutée sur ce titre, à moins que les personnes qui me soutiennent ne me le demandent explicitement.

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4. FACTSET RESEARCH SYSTEMS (NYSE : FDS)

FactSet est un fournisseur mondial de données financières et de solutions analytiques destiné aux professionnels de la finance : asset managers, banques d’investissement, wealth managers, hedge funds et corporates.
La plateforme intègre des données propriétaires, des datasets tiers et des outils d’analyse avancés qui permettent aux utilisateurs de prendre des décisions d’investissement plus rapides et plus éclairées.

L’entreprise est membre du S&P 500, compte plus de 9 100 clients et 247 000 utilisateurs dans 19 pays, avec un modèle économique basé sur l’abonnement récurrent, ce qui lui confère une visibilité exceptionnelle sur ses revenus.
C’est une machine à croissance régulière, plus de 45 ans consécutifs de hausse du chiffre d’affaires et 29 ans consécutifs de hausse du BPA ajusté.

J’ai réalisé une étude approfondie sur cette entreprise. On parle souvent de S&P Global, mais je préfère personnellement FactSet Research.

ANALYSE : FACTSET RESEARCH SYSTEMS (NYSE: FDS)

ANALYSE : FACTSET RESEARCH SYSTEMS (NYSE: FDS)

Pierre Winter
·
Jun 21
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Résultats Q3 fiscal 2026 (trimestre clos le 31 mai 2026)

Le chiffre d’affaires ressort à 622,9 M$, en progression de +6,4% sur un an, avec une croissance organique de +7,0%.


L’ASV organique atteint 2,486 Mds$, en hausse de +7,1% YoY, une accélération notable. Le taux de rétention reste supérieur à 95%.
Le BPA ajusté progresse de +6,1% à 4,53$, porté par la croissance du CA et les rachats d’actions.
La marge opérationnelle ajustée recule à 34% contre 36,8% un an plus tôt, pénalisée par les investissements tech et des charges transitoires.
Le free cash flow trimestriel s’établit à 254 M$ (+11,1%) et la dette nette reste contenue à 1,2x l’EBITDA.

L’IA gagne du terrain ,plus de 90% des 50 plus gros clients utilisent 4 produits IA ou plus, avec de nouveaux partenariats signés (Google Cloud, Finster AI, TIFIN.AI).
La guidance fiscal 2026 est réaffirmée et le dividende vient d’être augmenté pour la 27ème année consécutive !

Mon regard

FactSet, c’est le profil anti-Meta par excellence.
Pas de dépenses folles, pas de paris à 130 Mds$ de CAPEX, juste une croissance régulière, récurrente et disciplinée.
L’accélération de l’ASV à +7,1% est encourageante et montre que l’IA ne cannibalise pas le modèle mais le renforce.
Le léger recul de marge est à surveiller, mais il s’explique par des éléments transitoires (nouveau CEO, restructuration).
Avec un endettement maîtrisé à 1,2x, un free cash flow en hausse et un modèle par abonnement à 95% de rétention, c’est une valeur de conviction pour ceux qui cherchent de la qualité sans volatilité excessive.

La vraie question pour la suite : est-ce que FactSet saura accélérer la monétisation de ses outils IA pour passer durablement au-dessus de 7% de croissance organique ?

ANALYSE : FACTSET RESEARCH SYSTEMS (NYSE: FDS)

ANALYSE : FACTSET RESEARCH SYSTEMS (NYSE: FDS)

Pierre Winter
·
Jun 21
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3. KELLY PARTNERS GROUP (ASX : KPG)

Kelly Partners Group est un réseau de cabinets comptables fondé en 2006 par Brett Kelly, coté à la Bourse de Sydney.
La société cible exclusivement les propriétaires d’entreprises privées (PME) et les accompagne sur la comptabilité, la fiscalité, le conseil en structuration patrimoniale et la gestion de fortune.
Le modèle est celui d’un roll-up discipliné.
Kelly Partners acquiert des cabinets comptables, les intègre sous sa marque et son infrastructure, puis les fait monter en rentabilité grâce à des processus centralisés.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de 90 acquisitions.
La particularité, c’est le modèle “Partner-Owner-Driver” ,chaque associé est co-investisseur dans son cabinet, ce qui aligne fortement les intérêts. Le groupe compte aujourd’hui 43 cabinets, 105 associés et 711 collaborateurs répartis entre l’Australie, les États-Unis, l’Irlande et les Philippines.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé un retour après mon analyse détaillée, car ce dossier comporte effectivement des éléments à surveiller.

Je vous partage donc mon analyse approfondie.

Kelly Partners Group (KPG.AX) Le “Buffett de la Comptabilité” Qui a Oublié la Règle n°1

Kelly Partners Group (KPG.AX) Le “Buffett de la Comptabilité” Qui a Oublié la Règle n°1

Pierre Winter
·
May 17
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À noter : je compte reprendre le dossier Kelly Partners dès que possible, d’autant qu’il m’intéresse aussi sur un plan personnel.

Résultats FY26 (exercice clos le 30 juin 2026, publiés le 12 août 2026)

Le chiffre d’affaires progresse de +18,2% à 159,2 M AUD, dont +15,3 points portés par les acquisitions (6 deals réalisés sur l’exercice, entre 18,7 et 22,2 M AUD de CA combiné) et +2,9 points de croissance organique (4,5% retraité des consolidations de bureaux et sorties de clients non rentables).

Le NPATA attribuable sous-jacent progresse de +18,9% à 10,8 M AUD et le BPA “owner earnings” grimpe de +18,0% à 23,8 cents.
L’EBITDA sous-jacent atteint 40,2 M AUD (+16,8%) avec une marge stable à 28,4%.
Côté marges régionales : Australie 31,9%, Irlande 40,5%, États-Unis 8,1% encore en montée en charge.
Le cash flow opérationnel bondit de +30,1% à 32,4 M AUD (conversion à 104,9%). La dette nette monte à 70,7 M AUD soit 1,52x l’EBITDA, un niveau qui reste maîtrisé. Les États-Unis pèsent désormais ~15% du CA groupe.

Mes analyses vidéo complémentaires sur YouTube

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Mon regard

Kelly Partners, c’est un Constellation Software appliqué à la comptabilité.
Le modèle est simple, répétable et ancré dans du revenu récurrent.
La croissance de +18% est solide, mais il faut être lucide, elle est très majoritairement portée par les acquisitions.
La croissance organique réelle à 2,9% (4,5% retraitée) reste modeste.
L’enjeu numéro un, c’est la montée en rentabilité des opérations US à 8,1% de marge EBITDA, très loin des 31,9% australiens.
Si Brett Kelly réussit à répliquer le playbook australien aux États-Unis, le potentiel de rerating est significatif. La dette à 1,52x l’EBITDA n’est pas un problème aujourd’hui, mais il faudra surveiller son évolution si le rythme d’acquisitions s’accélère. Le projet de dual listing internationale et de structure à double classe d’actions mérite aussi attention : c’est soit un signal de confiance, soit un verrouillage du contrôle par le fondateur.
Voici une version reformulée, plus fluide et percutante, tout en conservant le ton analytique et les éléments clés :

Mais le fondateur-CEO a mis en gage un tiers de sa participation pour des raisons personnelles, avant de se retrouver piégé dans une spirale de margin calls sur un small cap illiquide.
Résultat, sa part est passée de 49 % à 31 %.
Lui-même reconnaît que ce pari a mal tourné.

Pourtant, les faits sont implacables : tant que des actions restent entre les mains du prêteur, le risque de liquidation forcée persiste. Ajoutez à cela :

  • un procès de 10 M AUD intenté par un ex-COO évoquant des “craintes pour sa sécurité”,

  • le départ de Lawrence Cunningham du conseil d’administration,

  • une gouvernance défaillante, où les margin loans des dirigeants n’exigent même pas l’aval du conseil.

Certes, l’activité tient la route, mais les risques homme-clé et de gouvernance atteignent ici des niveaux exceptionnels pour une société cotée. À réserver aux estomacs solides ;)

Vous avez maintenant les clés pour comprendre ma lecture du marché. Mais le plus intéressant arrive dans la partie 2, je dévoile 3 autres convictions, ma stratégie pour la fin d’année, l’évolution concrète de mon portefeuille, ainsi que les réponses aux questions soulevées lors de notre visioconférence de début août.

La suite est réservée aux abonnés parce que c’est là que se trouvent les vraies opportunités.

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