#1 Mon portefeuille sans filtre : j'achète ce qui chute
Anatomie d'une stratégie "Quality Contrarian" position par position
Bonjour à tous,
L’analyse complète et détaillée de mon portefeuille. Vous avez été nombreux à me la réclamer, et profitant d’un peu plus de temps libre.
Mai 2024 : le début d’une aventure.
C’est à cette date que j’ai créé mon portefeuille en me concentrant sur une thèse d’investissement encore largement ignorée du grand public : les foncières cotées (REITss & SIIC).
Cette classe d’actifs méconnue, souvent boudée par les investisseurs particuliers, recèle pourtant un potentiel considérable lorsqu’elle est abordée avec méthode et rigueur.
Ma conviction profonde : les foncières cotées, achetées au bon moment et au bon prix, constituent l’une des rares classes d’actifs capables de délivrer une performance durable sur le long terme.
Elles combinent deux leviers de création de richesse souvent incompatibles ailleurs : un rendement locatif attractif et régulier, couplé à une appréciation significative du cours de bourse. C’est cette double performance qui fait toute la différence dans la constitution d’un patrimoine solide.
Mais ce n’est pas tout. Dans un second temps, j’ai diversifié mon approche en intégrant deux autres classes d’actifs stratégiques, principalement via des serial acquirers et des holdings dans mon CTO & PEA.
Une exposition intelligente qui complète la thèse principale sans diluer la performance.
Aujourd’hui, dans le portefeuille historique de Bourse123, les “serial acquirers” (ces sociétés qui croissent par acquisitions successives) représentent désormais plus de 60 % de mes positions, et je ne serais pas étonné qu’elles atteignent 80 à 85 % à terme. Un choix stratégique mûrement réfléchi, qui repose sur des critères d’analyse précis que je vous dévoile dans ce document.
Je vous présente également ma stratégie d’investissement, qui sort résolument des sentiers battus. Attention : elle est particulière, peu conventionnelle, et ne conviendra certainement pas à tout le monde. Mon portefeuille n’est pas fait pour être répliqué aveuglément. Il reflète ma vision, mon appétence au risque, et mes objectifs patrimoniaux personnels.
Nous aborderons mes positions PEA dans un prochain contenu exclusif.
Dans les pages qui suivent, vous découvrirez :
La composition de mon portefeuille avec les montants investis
Le raisonnement derrière chaque position
Les erreurs que j’ai commises et ce que j’en ai appris
Ma méthodologie de sélection des serial acquirers, holdings et REITs
Les opportunités que je surveille pour mes prochaines allocations
Ce document représente plusieurs mois de travail et de recherche. Je le partage avec ceux qui souhaitent comprendre concrètement comment je structure mon approche d’investissement.
Mon objectif n’est pas de vous convaincre de répliquer mon portefeuille, mais de vous donner accès à un processus de réflexion que vous pourrez adapter à votre propre situation.
Une philosophie avant des positions
Avant de parler des actions que je détiens, il me semble essentiel d’expliquer comment je réfléchis. Sans cette grille de lecture, la liste de mes positions n’aurait aucun sens.
Ma stratégie repose sur un principe simple en apparence, mais exigeant en pratique : acheter des entreprises de qualité lorsqu’elles traversent une période de disgrâce boursière “Quality Contrarian”.
Je ne cherche pas des entreprises médiocres simplement parce qu’elles sont bon marché. Je cible des sociétés ( serial acquiers, holdings et REITs) dont les fondamentaux sont solides, le modèle économique éprouvé, mais dont le cours a subi une décote significative pour des raisons que j’estime temporaires ou exagérées par le marché.
Cette approche crée une asymétrie favorable. Le risque perçu par le marché dépasse souvent le risque réel, et c’est dans cet écart que se trouve la création de valeur à long terme.
L’autre pilier de ma philosophie concerne l’horizon temporel.
J’investis sur plusieurs années, parfois davantage.
Cela signifie que je ne regarde pas les performances de mon portefeuille toutes les semaines, ni même tous les mois.
La volatilité court terme n’est pas un risque pour moi. C’est une opportunité d’accumulation lorsque le marché me propose des prix attractifs sur des actifs que je comprends.
Ce que je mesure vraiment
Puisque je ne m’intéresse pas aux performances court terme, qu’est-ce qui compte à mes yeux ?
Trois éléments principalement. D’abord, la qualité de ce que j’achète : une entreprise avec un avantage concurrentiel durable, une allocation de capital disciplinée et une position de marché défendable. Ensuite, le prix auquel j’achète. Même la meilleure entreprise du monde peut être un mauvais investissement si on la paie trop cher. Enfin, l’évolution des fondamentaux dans le temps. L’entreprise progresse-t-elle ? Fait-elle face à ses difficultés ? Le management tient-il ses engagements ?
C’est pourquoi je ne publierai pas de performance trimestrielle ou annuelle dans cette lettre. Non pas parce qu’elle serait mauvaise ou bonne, mais parce qu’elle ne mesure pas ce qui compte. Si vous recherchez des rendements mensuels et des comparaisons constantes avec le S&P 500, vous ne trouverez probablement pas votre bonheur ici.
En revanche, si vous partagez cette vision de l’investissement comme l’acquisition patiente d’actifs de qualité à prix raisonnable, alors nous parlons le même langage.


